New Horizons

1916 – 2016 : tout est relatif

Anniversaires spéciaux et spatiaux, d’ici et d’ailleurs
Juillet 2015. De gigantesques plaines glacées s’étalent sous nos yeux… A la télé et sur internet, la sonde New Horizons vient enfin, après 9 ans de trajet à travers notre système solaire, de survoler Pluton, et de nous ramener des images de cette planète située au-delà d’Uranus, quelque part entre 4.300 et 7.500 millions de kilomètres de la Terre.

Une planète gelée : tout le contraire de la nôtre en ce moment !
Notre thermomètre frôle les 40° et l’on nous parle à nouveau du réchauffement climatique tandis que, dans son éloignement programmé du Soleil pour un cycle, Pluton quand à elle perd petit à petit son atmosphère, s’enfonçant plus loin encore dans le froid… Amusant le nom de cette planète. Cynique, même… Pour les Grecs anciens, Pluton fut d’abord le dieu de la richesse, avant de devenir par mutations progressives, Hadès, dieu des enfers. Un vrai chaud et froid, à l’image de la situation actuelle de la Grèce.

En ce moment, c’est le satellite Microscope qui se prépare à effectuer des vérifications essentielles concernant l’expérience imaginée par Galilée depuis le haut de la tour de Pise, qui servit à Newton pour élaborer la “Théorie de la gravitation universelle” puis à Einstein, dont nous fêtons cette année le centenaire de la “Théorie de la relativité générale”.
New Horizons, elle aussi, poursuit son petit bonhomme de chemin… Ayant survolé Pluton à 11.000 kilomètres de distance, elle conserve encore sa vitesse d’environ 14 km/seconde. Elle assiste au passage à une éclipse de Soleil provoquée par Charon, son satellite. Pour mémoire, Charon est le grand ancêtre du covoiturage. Cette créature grecque qui rassemble les morts, leur fait payer un droit de passage pour les emmener sur le fleuve Styx en direction de l’enfer, appartenant à Pluton-Hadès. Une petite idée sur la durée du trajet Pluton-Terre : il nous a fallu 22 heures pour recevoir des informations envoyées par la sonde, alors qu’il ne nous faut que 1,25 seconde pour des infos venues de la Lune. A ce jour New Horizons file vers son destin, téléchargeant lentement mais sûrement des données à destination de la Terre qu’elle enverra jusqu’en 2019.

Sondons les environs pour voir ce que proposent les mois à venir en termes d’astronomie pour les habitants et touristes amateurs de nuits étoilées…
Commençons donc par Montpellier et son Planétarium Galilée. Les confortables sièges allongés sous la voûte proposent un tout nouveau spectacle intitulé Dream to Fly, qui raconte la conception et l’envol des premiers avions et fusées… un dessin animé tous publics qui mérite le détour.
Un endroit pas trop cher et étonnant pour y aller en famille, mais qui impose de ne pas céder à la dernière minute aux autres sirènes parfois envahissantes d’Odysseum, à grands coups de blockbusters américains et de fastfoods.
Si vous préférez voir le Soleil, certes en plus petit mais en direct live, c’est encore plus facile et plus près pour ceux du Cœur d’Hérault, qui peuvent se rendre à l’ancien Géospace d’Aniane (aussi appelé Observatoire astronomique d’Aniane). La superbe équipe de passionnés de l’association “Arts et Astres” y propose des soirées d’observation, qui ont comme seul défaut le fait justement de s’appeler “soirées”… dommage, parce que bien souvent, nos astronomes sont déjà sur le pied de guerre en fin d’après-midi pour vous faire observer le Soleil jusqu’à son coucher alors que le public, traditionnellement, fréquente ces lieux à la nuit tombée. N’hésitez surtout pas à contacter le lieu pour vérifier à l’avance les horaires et l’organisation.
Outre un observatoire, lieu de vulgarisation scientifique, cet endroit propose également un hébergement hors norme et innovant “L’Astronarium” avec, à proximité des coupoles d’observation, de confortables chambres-bulles pour dormir “à la belle étoile”.
Et, dans le parc, une amusante scénographie qui vous entraine dans une ambiance très Independance Day / Zone 51, s’aventurant sur le thème des OVNI et des extraterrestres, au moins avec humour !
Cela fait aujourd’hui 30 ans que cette colline est dédiée à l’astronomie, selon le projet soutenu par des passionnés tels que Pierre Bourge, Jean Fulcrand, Roger Leblond, Jean-Marie Roques, Jean Chéry … Hélas, des difficultés de gestion virent sa disparition en 1999 et il fallut attendre 2006 pour que progressivement un bon projet se remonte.
Désormais on y rencontre souvent l’astrophysicien Christian Magnan, de l’Institut d’Astrophysique de Paris, chercheur au Collège de France. L’occasion sans aucun doute de converser avec une des créatures terrestres les plus passionnantes impliquées dans la recherche, mais aussi dans une vraie réflexion sur sa raison d’être et sur comment communiquer les sciences au grand public.

N’hésitez donc pas à vous rendre à l’Astronarium en covoiturage (y’en a qui suivent ?!) ou bien encore au Cap d’Agde, qui propose du 12 au 15 mai inclus des animations-observations autour de l’astronomie, gratuites, en fin d’après-midi et en soirée sur l’esplanade Pierre Racine (sur le port, face aux voiliers), où vous retrouverez les animateurs d’“Arts et Astres” et du CIST.

Par Frédéric

PLUTON, LA PLANÈTE VENUE DU FROID

NOUVEAUX HORIZONS, D’ICI ET D’AILLEURS Juillet 2015.

De gigantesques plaines glacées s’étalent sous nos yeux…
A la télé et sur internet, la sonde New Horizons vient enfin, après 9 ans de trajet à travers notre système solaire, de survoler Pluton, et de nous ramener des images de cette planète située au-delà d’Uranus, quelque part entre 4.300 et 7.500 millions de kilomètres de la Terre.

Une planète gelée : tout le contraire de la nôtre en ce moment !
Notre thermomètre frôle les 40° et l’on nous parle à nouveau du réchauffement climatique tandis que, dans son éloignement programmé du soleil pour un cycle, Pluton quant à elle perd petit à petit son atmosphère, s’enfonçant plus loin encore dans le froid…
Amusant le nom de cette planète. Cynique, même… Pour les Grecs anciens, Pluton fut d’abord le dieu de la richesse, avant de devenir par mutations progressives, Hadès, dieu des enfers. Un vrai chaud et froid, à l’image de la dégradation de la situation de la Grèce.
Sondons les environs pour voir ce que nous propose ce bel été en termes d’astronomie, pour les habitants et touristes que nous sommes avides de nuits étoilées, de préférence un peu rafraichissantes.

Montpellier
Commençons donc par Montpellier et son Planétarium Galilée. Le cycle de conférence d’astrophysiciens sur le thème de la lumière vient de s’achever et l’on attend désormais celui qui célèbrera l’an prochain l’anniversaire de la théorie générale d’Albert Einstein. Mais, les confortables sièges allongés sous la voute climatisée proposent un tout nouveau spectacle intitulé « Solar Superstorms – Les colères du soleil », qui répond à de nombreuses questions passionnantes sur les éruptions solaires, que notre étoile favorite propulse à plus de 100.000 km de hauteur. Cela entrainant bien sûr d’impressionnantes conséquences visibles sur notre propre atmosphère. Un endroit pas trop cher et étonnant pour y aller en famille (le Planétarium bien sûr, pas le soleil !), mais qui impose de ne pas céder à la dernière minute aux autres sirènes parfois envahissantes d’Odysseum, à grands coups de blockbusters américains et de fastfoods.

Cœur Hérault
Si vous préférez voir le soleil, certes en plus petit mais en direct live, c’est encore plus facile et plus près, pour ceux du Cœur d’Hérault. L’ancien Géospace d’Aniane, aussi appelé Observatoire astronomique d’Aniane, fortement modifié s’intitule désormais L’Astronarium. La superbe équipe de passionnés de l’association Arts et Astres y propose presque tous les jours des soirées d’observation, qui ont comme seul défaut le fait justement de s’appeler « soirées »… dommage, parce que bien souvent, nos astronomes sont déjà sur le pied de guerre en fin d’après-midi pour vous faire observer le soleil jusqu’à son coucher alors que le public, traditionnellement, fréquente ces lieux à la nuit tombée. Outre un observatoire et un lieu de vulgarisation scientifique, cet endroit propose également un hébergement hors norme et innovant avec, à proximité des coupoles d’observation, de confortables chambres-bulles pour dormir « à la belle étoile ». Et, dans le parc, une amusante scénographie qui vous entraine dans une ambiance très « Independence Day » / « Zone 51 », s’aventurant sur le thème des OVNI et des extraterrestres, au moins avec humour.
Cela fera l’an prochain 30 ans que cette colline est dédiée à l’astronomie, selon le projet soutenu par des passionnés tels que Pierre Bourge, Jean Fulcrand, Roger Leblond, Jean-Marie Roques, Jean Chéry. Hélas, des difficultés de gestion virent sa disparition en 1999 et il fallut attendre 2006 pour que progressivement un bon projet se remonte. Désormais on y rencontre souvent l’astrophysicien Christian Magnan, de l’Institut d’Astrophysique de Paris, chercheur au Collège de France. L’occasion sans aucun doute de converser avec une des « créatures terrestres » les plus passionnantes impliquées dans la recherche mais aussi dans une vraie réflexion sur sa raison d’être, et sur comment communiquer les sciences au grand public.

Nouveaux Horizons
New Horizons, elle aussi, poursuit son petit bonhomme de chemin…
Ayant survolé Pluton à 11.000 kilomètres de distance le jour où nous faisons exploser nos pétards et feux d’artifice postrévolutionnaires, elle conserve encore sa vitesse d’environ 14 km/seconde. Elle assiste au passage à une éclipse de Soleil provoquée par Charon, son satellite. Pour mémoire, Charon est le grand ancêtre du covoiturage. Cette créature grecque qui rassemble les morts, leur fait payer un droit de passage pour les emmener sur le fleuve Styx en direction de l’enfer, appartenant à Pluton-Hadès (y’en a qui suivent ?!). Une bonne solution pour se rendre depuis les environs de Montpellier à l’Astronarium (le covoiturage, pas la barque des morts).
Une petite idée sur la durée du trajet Pluton-Terre : il nous a fallu 22 heures pour recevoir des informations envoyées par la sonde, alors qu’il ne nous faut que 1,25 seconde pour des infos venues de la Lune.
Reste à savoir combien il vous faudra de temps pour prendre la décision d’aller observer le ciel cet été, à une période où, avouons-le, les infos sur Terre ne sont pas toujours au top.

Par Frédéric