Jess Franco ou les prospérités du bis

Jess Franco ou les prospérités du bis

Jess Franco ou les prospérités du bis de Alain Petit

La réhabilitation, enfin ? Car l’image laissée dans l’inconscient collectif par un homme qui occupa pourtant tous les postes de la conception cinématographique avec le même brio n’est pas brillante. Dans l’esprit des intellectuels de salon, Jess Franco est avant tout un infâme pourvoyeur de série Z, ou à la limite un artisan fauché que l’on se permet de regarder de haut avec un sourire en coin. Mais stop, la parution de cette énorme Bi(s)ble apporte un éclairage quasi exhaustif sur une carrière qui comportera tout de même 200 films ! L’homme aux innombrables pseudos voit son œuvre disséquée au travers d’interviews avec l’auteur, interviennent aussi les membres de sa familia, les acteurs et producteurs tout aussi innombrables, le tout illustré de tonnes de visuels d’époque dont moult figurent les pin-up vénéneuses de l’univers franquien, pas vraiment très habillées… De tout ceci se dégage l’impensable vérité : Jess Franco fut un artiste à part entière avec un style, une volonté de fer face à une censure espagnole d’une grande dureté jusqu’en 1975, de récurrents problèmes de budget, les demandes de modifications de la part des producteurs qui occasionnent de multiples montages de nombre de films, un besoin physique de travailler et même de véritables relations avec les grands du septième Art (les rencontres avec Orson Welles et Jean-Claude Carrière sont assez longuement évoquées…). Et pour finir ZEU big morceau : la filmographie fleuve commentée et prolongée par une bibliographie. Veuillez maintenant reporter ici la dernière phrase de l’article ci-dessus…

 

Par Ged