• Yeruldelgger de Ian Manook (FRANCE)
Rude journée pour le commissaire Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen (ça ne s’invente pas). A l’aube, il apprend que trois Chinois ont été découpés au cutter dans une usine près d’Oulan-Bator. Quelques heures plus tard, dans la steppe, il déterre le cadavre d’une fillette aux boucles blondes agrippée à son tricycle rose.
la critique :
Il y a du Craig Johnson chez Ian Manook. Son personnage principal a des airs de Walt Longmire en plus violent. Bien plus violent. Les vastes plaines de Mongolie servent de décors à ce thriller. C’est très dépaysant et ça fait du bien. On apprend les us et coutumes d’un peuple méconnu tout en étant attaché aux personnages principaux. Le commissaire dévasté par la mort de sa plus jeune fille, la fliquette vive et téméraire, la légiste tendre et douée, l’ado effronté et plein d’humour et enfin la fille aînée du commissaire torturée et malheureuse. Autour d’eux, gravitent les très méchants, les flics corrompus, les extrémistes au QI d’une moule et les salauds faux-culs. On croise aussi des paumés au grand cœur et des mongols perdus dans leurs yourtes qui vivent comme au siècle dernier.
Un joli panel qu’il nous tarde de retrouver dans le prochain tome !
Par Isa

