Will Smith

Le pari de Claude du mois de mars 2016 : Seul contre tous

Le résumé :
Le Dr Bennet Omalu, un neuropathologiste de médecine légale, a mené un combat digne de David contre Goliath : il fut le premier à découvrir l’encéphalopathie traumatique chronique, une affection cérébrale liée à la pratique du sport chez les joueurs professionnels, et s’est démené pour révéler son existence contre ceux que cela gênait. La croisade d’Omalu l’opposa dangereusement à l’une des institutions les plus puissantes du monde…

L’avis de Claude :
Après s’être retrouvé seul au monde dans Je suis une légende, voici le grand retour de Will Smith dans Seul contre tous. En effet, depuis Hancock (2008) et à un degré moindre Men in Black 3 (2012), rien de bien passionnant dans sa filmographie.
Nouveau départ donc, avec ce biopic pour lequel il s’est beaucoup investi au point d’assister à plusieurs autopsies, mais également à travailler avec un coach vocal pour acquérir l’accent nigérian de son personnage. Parait-il qu’il serait fâché de ne pas figurer parmi les acteurs nommés aux prochains Oscars. Vous me direz les goûts et les couleurs… D’autant que question “couleur”, il y aurait (en fait, il y a) comme une polémique, initiée notamment par Spike Lee, concernant le manque de diversité dans la sélection des nommés. Mais ceci est une autre histoire et peut-être un futur biopic.
Alors revenons à Will. Effectivement, après de nombreux cartons ciné (Bad Boys, Independence Day, Men in Black, Wild Wild West, I, Robot, Sept vies, etc.) dont certains étaient plutôt de bons films, ses derniers long-métrages (After Earth, Diversion) n’ont pas conquis les foules, ni moi au demeurant. Mais n’est-ce pas le lot de tout artiste que de connaître le creux de la vague pour mieux rebondir. C’est tout le mal que je lui souhaite.
Donc, après moult tergiversations quant au film à chroniquer, pas de vrai coup de cœur ce mois-ci, je me suis penché sur les “coups de tête”. A ce propos, le cinéma, pour moi, c’est tout d’abord une histoire puis un réalisateur et enfin un acteur. Une bonne histoire associée à un bon réalisateur font toujours de bons acteurs. Evidemment, il y a de bons acteurs dans de mauvaises histoires mal réalisées, hélas, un peu trop souvent, mais faut bien payer ses impôts.
Côté histoire, je suis assez surpris qu’il ait fallu attendre les années 2000 pour se pencher sur les dégâts que peuvent causer les chocs répétés sur le crâne en pratiquant des sports violents comme le foot américain, le hockey sur glace, le rugby et bien sûr la boxe. Pourtant, nombreux sont les boxeurs professionnels qui présentent des troubles neurologiques et psychiques. Et d’autant plus outré que l’on ait voulu cacher les travaux et découvertes du Dr Omalu. Cela mérite bien un coup de gueule cinématographique.
Aux manettes, Landesman, que je ne connaissais pas, signe sa 3e réalisation après Parkland et Down By The River. A découvrir pour le coup !
Ce cher Will fait partie de la grande famille des comédiens que j’apprécie et j’ai comme le pressentiment que, contrairement au Dr qu’il incarne, il ne sera pas seul contre les “nécromanes” du 7e art. Les spectateurs seront au rendez-vous pour rebooster sa carrière. C le ciné au premier rang. Vraiment, je sens bien le coup !