the nice guys

Le pari de Claude du mois de mai 2016 : The Nice Guys

The Nice Guys
Film de Shane Black (USA) – Avec Russell Crowe, Ryan Gosling, Kim Basinger… Genre : Policier, Thriller – Durée : 1h56 – Sortie en salles : le 15 mai 2016

Le résumé :
Los Angeles. Années 70. Deux détectives privés enquêtent sur le prétendu suicide d’une starlette. Malgré des méthodes pour le moins “originales”, leurs investigations vont mettre à jour une conspiration impliquant des personnalités très haut placées…

L’avis de Claude :   
En ce joli mois de mai (tout du moins, je l’espère), je me laisserai bien tenter par une “œuvre” légère, irrévérencieuse, drôle, bref, non formatée pour les César, les Oscars et encore moins pour Cannes. Un film “détente”, qui repose, que l’on oublie parfois très vite, mais qui fait tellement de bien et surtout qui donne la banane. Evidemment, le casting et la réalisation doivent être en mesure de répondre au cahier des charges. The Nice Guys me semble être à la hauteur de mes espérances.

Allez, le pari est lancé !
Juste une petite remarque en avant-propos, qui m’amuse fort, notamment après mon histoire de “formatage” relative aux différents festivals et autres remises de prix, le film est présenté “Hors compétition” (Ouf !) au prochain festival de Cannes. Décidément, mon choix serait-il judicieux ? Avant même son visionnage, il assure une partie du cahier des charges !
A la réalisation, Shane Black, un surdoué de l’écriture de scénarii (Le Dernier samaritain, Last Action Hero, Au revoir à jamais, Kiss kiss bang bang, Iron man 3). Mais surtout, créateur de la saga L’arme fatale qui a cartonné dans les années 80/90 avec Mel Gibson en flic suicidaire complètement déjanté. La saga (re-)lança d’ailleurs la grande mode du “Buddy-movie” : l’association de deux personnages diamétralement opposés qui finalement va s’avérer d’autant plus efficace qu’elle est improbable. Derrière la caméra, il n’a dirigé auparavant que trois films. L’excellentissime Kiss kiss bang bang, le blockbuster Iron Man 3 et The Destroyer (pas encore sorti !).
Côté casting que du 1er choix. Russell “Gladiator” Crowe. Acteur physique s’il en est à la filmo plutôt bien remplie : L.A. Confidential, Révélations, Gladiator, American Gangster, 3h10 pour Yuma, Robin des Bois, Noé. Ryan Gosling, le beau gosse en vogue du moment qui s’essaie pour la première fois à un rôle comique. Excellent acteur au demeurant qui a enthousiasmé la critique (et ce n’est pas peu dire) pour son interprétation dans Drive et Only God Forgives du soi-disant génialissime Nicolas Winding Refn. En fait, il ne dit quasiment rien durant les 3h10 que durent les deux films qui, de plus sont d’une lenteur à faire pâlir le petit gris de nos campagnes (et ce n’est pas peu dire). A mon avis Refn, réalisateur aussi de Le Guerrier silencieux (ça ne s’invente pas), était programmé pour faire du ciné dans les années 20/30 mais la secrétaire du “Grand bazar” qui a tapé le bon de sortie s’est plantée de quasiment un siècle. Nobody’s Perfect ! Ceci dit, Ryan a une filmo tout à fait conséquente : N’oublie jamais, La Faille, Les Marches du pouvoir, Crazy Stupid Love, The Place Beyond The Pines, The Big Short : Le Casse du siècle. Et cerise sur le gâteau, Kim Basinger qu’on ne présente plus et qui restera à jamais le fantasme de toute une génération de pré-pubère et plus assistant au strip-tease de la belle sur une chanson du regretté Joe Cocker dans l’incandescent 9 semaines 1/2 d’Adrian Lyne.
Bon film et n’oublions pas, rire est le propre de l’homme, profitons-en !

Par Claude Bermejo