Le pari de Claude

Seven Sisters
Film de Tommy Wirkola (USA). Avec Noomi Rapace, Glenn Close, Willem Dafoe… Genre : SF, Thriller – Durée : 2h04 – Sortie en salles : le 30/08/ 2017

Le résumé :
2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement…

Tombé par hasard sur la BA, il y a un “p’tit” bout de temps, je m’étais dit “tiens, tiens !”, “v’là” un “C mon pari” en perspective. Le bébé arrivant à son terme, avec comme d’hab’ joie et angoisse de la part des géniteurs, sans être aussi efficace qu’une péridurale, un petit coup de “C le Mag” s’imposait afin de contribuer, en toute modestie, à une issue heureuse.
En effet, l’idée de base est carrément accrocheuse et l’on a envie de savoir comment les sept frangines vont se sortir d’affaire. Ou peut-être pas d’ailleurs ! Monsieur le scénariste, j’espère que vous avez fait du bon boulot.
A ce propos, il se trouve que le scénario original était sur la liste noire des projets les plus prometteurs d’Hollywood mais peinant à trouver un financement. Faut dire que techniquement, filmer une même actrice qui joue sept jumelles aux caractéristiques bien distinctes et de surcroît autour d’une même table en train de papoter, ça doit être assez coton. Malgré les prouesses des effets spéciaux, je comprends que l’on puisse hésiter à mettre ses pépètes dans l’affaire. Le but du jeu étant que le rendu soit crédible visuellement mais surtout émotionnellement. S’il n’y a pas d’empathie pour les personnages autant regarder Tom Cruise dans le dernier Mission impossible et se fendre la poire devant autant d’inepties ou Keanu Reeves dans John Wick 2 (un navet incommensurable) dont le regard vitreux dégage mille fois moins d’émotion que la queue de mon chien (M. Desproges, merci !).
Outre Noomie Rapace, qui depuis Millénium 1, 2 & 3 (bluffante dans le rôle de Lisbeth Salander) squatte un max de productions Hollywoodiennes (Sherlock Holmes 2, Prometheus, Enfant 44, Rupture, Conspiracy, Alien : Covenant) et Willem Dafoe, un p… d’acteur, un vraie gueule (Platoon, Mississipi Burning, La dernière tentation du Christ, Antichrist, etc.), le réalisateur est pour moi l’atout principal du projet.
J’ai découvert Tommy Wirkola (Norvégien) en visionnant Dead Snow, un film complètement dingue, une comédie parodique gore qui m’a laissé sur les fesses. Réalisation démente bourrée de clins d’œil à des classiques de l’horreur (Evil Dead, Vendredi 13), scènes gores drôlissimes, scénario plein de trouvailles, et notamment le sujet que je vous invite à découvrir si vous êtes fans de ce genre. Il a ensuite réalisé Hansel et Gretel : Witch Hunters avec Jeremy Renner et Gemma Aterton. Une suite du conte des frères Grimm à sa sauce relatant les aventures du frère et de la sœur devenus adultes. J’ai adoré ! Ça dégomme les sorcières à tout va dans une espèce de ronde jubilatoire sans morale, sans réflexion hautement philosophique, que du bonheur. Sur les fesses une 2e fois. Et enfin, Dead Snow 2, complètement barré, complètement gore, complètement drôle ! Sur les fesses une 3e fois.
Et maintenant, ce Seven Sisters qui me semble plus conventionnel, je veux dire pas “drôlissimement gore” mais qui, dès les premières images, sans avoir connaissance du réalisateur, a fait tilt ! Si ça ce n’est pas un signe, j’arrête la rubrique.
Euh, peut-être pas, mais bon !
Par Claude Bermejo

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