LOIN DE LA FOULE DECHAINEE

Drame de Thomas Vinterberg (USA).
Avec Carey Mulligan, Matthias Schoenaerts, Tom Sturridge
Durée : 1h59
Sortie en salles : le 03 juin 2015

Angleterre, fin du 19e siècle. Bathsheba Everdeene dirige d’une main de maître la ferme léguée par son oncle. Elle entend bien s’assumer seule, déterminée à se marier par amour plutôt que par convention.

Festen est l’un des films les plus marquants de la fin du siècle dernier. Il est sûrement un de ceux qui m’ont le plus enthousiasmé, étonné, choqué et pour lesquels je m’adonne au prosélytisme sans vergogne. Il restera à jamais en bonne place dans mon Panthéon du ciné, bien rangé aux côtés de Orange mécanique et L’exorciste entre autres. Eh oui, Thomas Vinterberg (It’s All About Love, Dear Wendy, La chasse) est le réalisateur de ce chef d’œuvre devenu cultissime. Il est également, avec Lars von Trier, l’initiateur du mouvement cinématographique Dogme 95 en réaction aux superproductions anglo-saxonnes “super” formatées. Bon, il est vrai que depuis, le temps a passé et filmer avec une caméra à l’épaule en lumière naturelle, en décors naturels, en prise de son directe, etc. a perdu de sa superbe. Ce cher Thomas est donc passé à autre chose. Mais, comme chacun sait, il n’y a que les…
Avec pareil fait d’armes, comment pouvais-je ne pas chroniquer son nouveau long-métrage.
Le film est adapté du roman éponyme de Thomas Hardy, célèbre romancier anglais (fin 19e siècle, début 20e) dont l’œuvre est une source d’inspiration pour les cinéastes. En effet, plusieurs de ses ouvrages ont été portés à l’écran (Jude, Rédemption) et notamment Tess réalisé par Polanski, gros carton au BO qui a révélé Nastassja Kinski. Loin de la foule déchaînée a d’ailleurs déjà fait l’objet d’une version ciné en 1967. Histoire et scénario béton impliquent forcément des acteurs tout aussi costauds. Vinterberg a mis le paquet ! Carey Mulligan (Drive, Gatsby le magnifique), Michael Sheen (The Queen, Frost/Nixon), Juno Temple (Killer Joe, Horns) et l’acteur belge qui monte, Matthias Shoenaerts (Bullhead, De rouille et d’os, Suite française). Si elle n’est pas déchaînée, je parie, sans hésitation aucune, que la foule sera nombreuse à investir les salles projetant le film. A suivre…

Par Claude

 

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