L’affaire d’une femme écrasée par un 4×4 fait revenir – presque – fissa le commissaire Adamsberg de sa retraite islandaise. Mû par une force de déduction peu commune, il trouve le coupable en un tournemain, une histoire de pissenlit en décidera. Mais c’est surtout l’histoire de la recluse, une araignée inhabituellement meurtrière, qui excite sa curiosité. Découverte par Voisenet le féru de zoologie, cet arachnide serait soudainement responsable de trois morts. Étrange pour un animal au nom craintif qui se contente pour la plupart du temps de mordre sans venin, alors que bien plus dangereux ont pu être les blaps d’une institution pour enfants qui semblent aujourd’hui poursuivis par la mort. Dans sa chasse aux insectes malfaisants de la Miséricorde, Adamsberg va une fois de plus menacer l’unité de son équipe, braquant Danglard contre lui, sacré étoc que voilà. Il va aussi sentir remonter à la surface d’anciens fantômes du passé, les recluses ont décidément des ressources insoupçonnées. Mea culpa, cette écriture qui offrit naguère épitaphe à votre non-serviteur ne cesse de l’envoyer en l’air, l’art de la description et l’humour enchevêtrés comme des enluminures autour de récits souvent foldingues offrent ici un opus plus mélancolique et moins marqué par l’érudition because la mise à l’écart d’un des principaux personnages, on est tout de même heureux de prendre des nouvelles des évangélistes, doit-on y voir l’aveu d’un retour prochain au centre du récit ? La suite, vite.
Par Guillaume Dumazer

