Good kill

Film de Andrew Niccol (USA).
Avec Ethan Hawke, January Jones, Bruce Greenwood …
Genre : Thriller
Durée : 1h35
Sortie : le 22/04/15

Le Commandant Tommy Egan, pilote de chasse reconverti en pilote de drone, combat douze heures par jour les Talibans derrière sa télécommande, depuis sa base, à Las Vegas. De retour chez lui, il passe l’autre moitié de la journée à se quereller avec sa femme, Molly et ses enfants.

Andrew Niccol a une place privilégiée dans mon Panthéon perso des réalisateurs. Découvert avec Bienvenue à Gattaca, j’appréhende chacun de ses films avec une attention particulière et l’espoir d’être à nouveau bluffé par sa virtuosité. Lord of War, son 3e film, avec notamment sa scène d’introduction où l’on suit en caméra subjective la fabrication d’une balle, avait comblé mes espérances. Grand film avec un Nicolas Cage flamboyant, bien loin des navets actuels dans lesquels seul son nom sur l’affiche importe aux scénaristes et aux réalisateurs.

Peu prolifique, il n’a réalisé que 7 films depuis 1997. Génétique, vente d’armes, monde virtuel (Simone), lutte des classes où “Le temps c’est de l’argent” n’a rien d’une métaphore (Time Out), métaphysique extraterrestre (Les Ames vagabondes), science, fiction, science-fiction, sont des thèmes récurrents dans son cinéma. Avec son dernier long-métrage beaucoup plus terre à terre dans la veine de Lord of War, il s’intéresse à un sujet, hélas d’actualité : la guerre dans un fauteuil ! Quoique la virtualité n’est pas en reste. Les drones, très à la “mode” chez nous, heureusement dans une moindre mesure, sont des armes redoutables, passerelles perverses entre la virtualité d’un jeu et la réalité avec son lot de morts et de souffrances. L’armée US n’a d’ailleurs pas apprécié l’image peu vertueuse de ses actions “dronesques” que véhiculerait le film. Normal, elle préfère Clint.
Côté casting, le metteur en scène retrouve son acteur fétiche Ethan Hawke (Training Day, American Nightmare). Troisième collaboration après Bienvenue à Gattaca et Lord of War.
Ne dit-on pas : “Jamais 2 sans 3” ? Alors, oui, je suis partant pour un troisième bluff !

Par Claude

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