Jeux vidéo

Bric et broc

Super Mario Maker 2 est le dernier jeu de la célèbre série de plateformes Super Mario Bros. bien particulier. Car comme son nom l’indique, le jeu permet, non seulement de jouer à des niveaux de Super Mario Bros, mais aussi et surtout d’en créer soi-même !

La première version était sortie sur Wii U, et dans cette seconde itération sur Nintendo Switch, les nouveautés sont au rendez-vous ! Super Mario Maker 2 est un jeu de plateformes aux multiples facettes. Je m’explique. S’il permet de jouer à plusieurs niveaux mais aussi d’en créer, il permet surtout de le faire dans cinq univers de jeux différents. En effet, il est possible de jouer à des niveaux dont le style graphique et le Gameplay appartiennent à cinq des jeux les plus marquants de l’univers de la série. Certains niveaux permettront de revivre des moments passés sur le Super Mario Bros. original sorti en 1985. Rendez-vous compte, le jeu embarque même un style inédit jusqu’alors. Ce thème est inspiré du jeu Super Mario 3D World : un jeu de plateformes en trois dimensions. Ce thème plus particulier que les autres, permet de jouer avec la profondeur de champ et la verticalité des murs et des décors, rappelant l’esprit 3D du jeu modèle.

Si l’on peut créer autant de niveaux que l’on souhaite dans chacun des cinq styles, le jeu nous propose cent niveaux pré-construits, présentés dans un mode « aventure ». Plus un long tutoriel qu’une aventure, ce mode solo permet de s’amuser tout en s’inspirant des idées des développeurs pour créer ses propres niveaux. Car ce mode de jeu, un poil redondant, montre avec brio l’utilisation des différents éléments de construction qui sont mis à notre disposition.

Et Super Mario Maker 2 ne s’arrête pas là. Il ne suffit pas de créer nos propres niveaux. Il est bien plus intéressant de pouvoir les partager avec les joueurs du monde entier. Et à l’inverse, de jouer aux niveaux des joueurs du monde entier ! Une infinité de niveaux s’offre alors à nous. Des niveaux variés, aux thèmes et styles différents : classique, énigmes, contre la montre… des niveaux uniques, simples comme difficiles.

Mais ça, c’est dans les pubs. Super Mario Maker 2 n’est pas aussi parfait qu’une infinité de niveaux pourrait laisser sous-entendre. Dans la pratique, le jeu se noie presque tant son contenu est gargantuesque. Et cela à cause de plusieurs problèmes majeurs. D’abord, tout le monde n’a pas le plaisir ni le talent pour créer des niveaux dignes des vrais level designers. Ce qui laisse souvent place à des niveaux ratés. Soit bien trop difficiles pour prendre du plaisir, à moins d’être un aficionado du Die and Re-try, soit bien trop longs ou encore bien trop chaotiques. Mais ce n’est pas encore là le plus dérangeant, car les 100 niveaux créés par Nintendo sont intéressants et permettent d’éviter ces problèmes, grâce aux astuces et aides proposées. Et puis si un niveau ne plait pas, il suffit d’aller chercher ailleurs. Les niveaux, comme les joueurs et les créateurs sont très nombreux, ce qui permet une très grande variété dans les genres : tout le monde trouvera des niveaux qui plaisent. Le vrai défaut, et il existait déjà dans le premier Super Mario Maker, c’est la manière de trouver ces niveaux. Le moteur de recherche des niveaux est bien mieux pensé que celui du premier opus, mais il reste assez peu efficace.

Malheureusement, ce problème est en réalité inévitable pour ce genre de jeu. Ce n’est pas tant dans ce qu’il faut chercher ni comment le faire (pour ça il existe des filtres qui permettent de choisir des paramètres bien précis : style, décors,  thématique…) mais dans le temps de recherche puisque certains niveaux ne sont pas à la hauteur de nos espérances et qu’ils ne sont pas tous créés par des professionnels. Certes, tout n’est pas à jeter. Certains niveaux sont exemplaires et réellement bien imaginés, avec des éléments du jeu extrêmement bien utilisés, comme le système de classement par popularité d’un niveau qui permet de tomber sur des niveaux intéressants rapidement. Il suffit alors de suivre le créateur et d’attendre ses nouvelles créations. En répétant l’opération, on trouve son bonheur. Heureusement, les niveaux peuvent être joués directement en ligne, sans les télécharger. Une connexion internet est alors obligatoire, tout comme un abonnement payant pour y accéder. Pour jouer aux niveaux des autres joueurs en étant déconnecté, il faut alors télécharger les niveaux. De la même manière, pour jouer avec des amis, il faut obligatoirement télécharger le niveau pour jouer à plusieurs. Ce qui nécessite une préparation au préalable d’une soirée ou d’un après-midi pour espérer jouer plus de 5 minutes. Ce n’est pas forcément optimal, mais c’est tout de même faisable.

Mis à part ces défauts de logistique et de mises en forme plus que de jouabilité, Super Mario Maker 2 offre quand même la possibilité de créer son propre niveau de rêve ! Qu’est-ce que ça donne ? Si jouer aux niveaux est plus agréable sur la télé qu’en mode portable, c’est l’inverse pour créer les niveaux. La création d’un niveau est nettement plus sympathique avec l’écran tactile qu’au stick directionnel. Sélectionner le bloc à placer, l’objet à mettre dans un bloc secret ou plus simple encore, déplacer la caméra pour visionner le niveau que l’on crée, est un enfer en mode télé. Heureusement qu’en mode portable, l’écran tactile de la console nous permet d’utiliser nos doigts, ou un stylet, pour placer tous ces éléments. La création gagne en intérêt. Si commencer la création d’un niveau est très simple, celle d’un bon niveau l’est moins. Les ressources mises à notre disposition permettent de faire énormément de choses, toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Et l’on a tendance à tout vouloir mettre dans le même niveau, ce qui le rend illisible et peu amusant. Il faut donc trouver le bon équilibre entre mettre assez d’éléments et pas trop pour ne pas se perdre. Blocs, ennemis, passages secrets, énigmes, mécanismes, transformations, effets sonores, et j’en passe, sont ces éléments qui attirent l’œil des créateurs et qui peuvent leur faire perdre la tête. Heureusement, les tutoriels ou les niveaux du mode aventure donnent des astuces de création.

Mais là encore, le jeu souffre d’un problème inaliénable à son existence. Le processus de création demande du temps. Regarder les conseils aide, mais ne donne pas de formule magique (forcément). Mais la chose la plus importante est d’avoir une idée de base, avant de créer un niveau, et de s’y tenir. De laisser les nouvelles idées pour d’autres niveaux.

Pour conclure, Super Mario Maker 2 n’est pas parfait. Le contenu qu’il propose est tellement immense que l’on a tendance à s’y perdre, tant en création qu’en recherche de niveau. Le seul vrai, gros défaut de ce jeu, c’est qu’il demande énormément de temps. Ce qui n’était pas le cas des jeux familiaux Super Mario Bros originaux. Nintendo nous fournissait des niveaux déjà tout faits, sans avoir un temps de recherche. Mais ce défaut cache un avantage de taille : il n’y a pas de limite au jeu ! Parmi l’infinité de niveaux des joueurs, certains seront mauvais ou tout juste passables quand d’autres seront excellents (et certains le sont déjà !). Nintendo a cassé, une nouvelle fois, le code de sa mythique série, en ajoutant bon nombre d’éléments inédits, et ce n’est pas plus mal !

Par Natendo

Super Mario Maker 2 – Nintendo Switch

Musique : 1/3
Graphismes : 4/4
Gameplay : 5/5
Scénario : 0/2
Durée de vie : 4/4
Plaisir de jeu : 2/2

16/20

L’ultime combat

Super Smash Bros. Ultimate est le dernier jeu en date de la célèbre série de combat, qui fête ses 20 ans cette année. Cet opus regroupe quasiment tout ce que la série nous a proposé jusqu’alors tout en rajoutant une tonne de contenu !

«  Je suis Kirby, une petite boule rose à l’allure de guimauve et seul rescapé de l’attaque de Killaire. Tous mes amis viennent de se faire absorber par la Lumière et je dois trouver un moyen de les sauver ! Je commence alors mon périple, seul, à la recherche d’un quelconque indice dans ce monde qui m’est désormais inconnu. J’espère qu’en éliminant Killaire, il me sera possible de retrouver Mario, Link, Pac-Man, Sonic, Samus et tous les autres. Perdu dans mes pensées, j’aperçois Mario. Je crois d’abord à une hallucination, avant de me rendre compte qu’il me fonce dessus… Ses yeux anormalement rouges m’indiquent qu’il n’est pas lui-même. Quoi de mieux qu’un bon gros combat pour sauver ses amis ? Mario me lance une boule de feu, je l’avale, il m’attaque à coups de pied, je saute pour l’esquiver. Je me retourne dans les airs et lui envoie un petit coup dans les omoplates. Il est à terre, alors j’en profite pour me transformer en Thwomp et l’écraser de toute ma masse. Il est éjecté hors du terrain, mon combat est remporté et Mario a retrouvé ses esprits ! Je l’informe de la situation et il décide de venir combattre à mes côtés.
Sur ce chemin périlleux, je continue d’avancer et rencontre cette fois, Falco, un oiseau bleu, pilote de chasse de la Série Star Fox. Il est habité par l’esprit de Revali, un autre oiseau bleu, mais de la série Zelda cette fois… les aventures continuent ! »

Dans ce jeu, les combats contre les esprits sont différents car ils imitent les aptitudes des personnages dont ils sont issus. Cela permet une plus grande immersion avec de nombreux personnages incarnés par plus de 1000 esprits et ainsi une grande variété dans les combats. Les 75 combattants jouables dans tous les modes de jeu (solo, en multijoueur, en ligne ou aventure), sont tous uniques et tirés d’une Série de jeux vidéo bien connue (Mario, Luigi, Bowser et Peach, de la Série Super Mario, par exemple). Il y a tellement de séries réunies dans ce jeu (une trentaine dont Pokémon, Street Fighter, Castlevania…) que Super Smash Bros. Ultimate est le plus grand cross-over créé à ce jour. Et le mélange ne s’arrête pas là ! N’avez-vous pas rêvé de voir s’affronter Mario, Sonic, Pac-Man et Megaman – icônes du jeu vidéo rétro, accompagnées par une douce mélodie d’un jeu Zelda ?

Les 75 combattants peuvent s’affronter jusqu’à 8 à la fois, dans plus de 100 arènes, avec un fond sonore composé de 900 pistes musicales différentes. Autant dire que les possibilités ne manquent pas. Le jeu a été pensé pour tous, joueurs professionnels et occasionnels peuvent s’y retrouver. Cette particularité permet aux joueurs de créer leurs propres affrontements, leurs propres histoires, et d’enfin de savoir, qui de Link ou Ridley est le plus fort !

Ceux qui préfèrent ne pas inventer leurs histoires, rassurez-vous ! Le jeu propose aussi une succession de 7 combats, dont le dernier est un Boss, pour chacun des combattants. Succession de combats uniques et thématiques. Par exemple, sur le parcours de Link, il doit affronter tous les méchants des jeux vidéo : Dark Pit, Ridley, Bowser, Dark Samus… (tout y passe). Et bien sûr, le boss final, icône du jeu vidéo : Ganon ! D’autres n’affronteront qu’un certain type de combattants comme “les épéistes” par exemple, qui finiront par attaquer Dracula ! En clair, chaque personnage a son scénario personnalisé dans ces combats à la chaîne et ne doivent surtout pas mourir. Le challenge est d’autant plus corsé que la difficulté augmente à chaque combat.
Il est très difficile de maîtriser un seul personnage à la perfection mais la grande quantité des héros vous permettra de trouver celui qui vous correspond ! Jouable partout et avec tout le monde, Ultimate est le jeu parfait pour jouer dans des soirées endiablées, passer le temps dans une salle d’attente ou jouer calmement sur son canapé.
Les combats nécessitent une stratégie assez poussée qui ne se résume pas à triturer les boutons de la manette. Il s’agit de réaliser la bonne combinaison de touches au bon moment. Certains coups permettent d’enchaîner avec d’autres pour affaiblir l’adversaire et d’autres pour le mettre KO !

Super Smash Bros. Ultimate reprend la nervosité des combats de l’épisode GameCube, la simplicité d’immersion de l’épisode Wii et la claque graphique de l’épisode Wii U. C’est non seulement le condensé du meilleur des Smash Bros., mais aussi et surtout, le meilleur des jeux de combat ! C’est pour moi un chef-d’œuvre qu’il ne faut surtout pas manquer !

PS : il est également important de noter que le jeu est suivi par les développeurs afin d’apporter des modifications d’équilibrage si un personnage se révélait être trop fort ou trop faible avec le temps. Aussi, 5 nouveaux personnages, arènes et musiques seront ajoutés au cours de l’année sous la forme de DLC payants, si tant est qu’il vous manque du contenu ! 😉

Par Nat

Mario & cie, c’est party !

Super Mario Party est le onzième jeu de la série datant de l’ère de la Nintendo 64. Le jeu reprend la recette originale du mode classique et ajoute de nombreuses façons de jouer aux différents mini-jeux. Regardons en détail ce que le jeu peut nous offrir !

Le jeu propose différents modes qui mettent en scène pas moins de 80 mini-jeux multijoueurs, courts et dynamiques. Qu’ils soient basés sur les réflexes, la mémoire, la technique ou encore le rythme, la plupart de ces mini-jeux sont amusants et facilement pris en main. Ils sont donc très accessibles à tous les types de joueurs, ce qui est parfait pour un jeu de soirée ! Bien que ces mini-jeux puissent être enchaînés dans le mode éponyme, la plupart des autres modes du jeu permettent des challenges supplémentaires.

Dans les modes Classique et Coopératif, le challenge est d’amasser des pièces. Ces dernières pourront être dépensées afin d’acheter des objets ou des étoiles. La partie se déroule sur un des quatre plateaux, style « jeu de l’oie », c’est-à-dire que les personnages avancent de case en case en fonction du lancé de dé. On enchaîne ainsi entre 10 et 30 tours de jeu dans une partie. Une fois que les 4 joueurs ont joué leur tour, ils s’affrontent dans un mini-jeu pour amasser des pièces. Pour acheter des objets ou des étoiles il suffit simplement de passer devant le point de vente, alors que sur les autres cases du plateau il faut s’y arrêter pour déclencher leurs effets. On peut alors choisir de foncer vers la case étoile ou d’empêcher les autres d’y accéder ! Nouveauté de ce Mario Party, chaque personnage parmi une vingtaine a son propre dé en plus du dé à 6 faces classique. Chaque dé est équilibré : celui qui a de gros avantages a également de gros inconvénients (par exemple, un dé avec une face 10 possède aussi une face -3 pièces). Cela ajoute une dimension stratégique dans le choix du personnage et lors de l’utilisation de son dé en fonction de son positionnement sur le plateau et des cases alentours.

Le mode Coopératif qui a le même but (amasser des pièces pour acheter des étoiles) mérite aussi notre attention, c’est celui qui m’a le plus amusé ! Au lieu d’être seul contre 3 autres joueurs, ce sont deux équipes de deux joueurs qui s’affrontent. Les règles de déplacement sont ainsi modifiées, le chemin prédéfini par des cases reliées entre elles n’existe plus. Ici, chaque carré du plateau est une case où l’on se déplace librement, toujours en fonction du résultat des dés. Autre changement, c’est la somme des lancés des deux joueurs de l’équipe qui est prise en compte. Là où cela devient stratégique, c’est que nous devons avancer d’exactement le nombre de cases indiqué par le lancé. Impossible donc d’atteindre toutes les cases en un seul lancé ! Par exemple, si la case étoile se trouve à 10 cases de vous, et que vous faîtes 11, il est impossible de l’atteindre (car ici il faut impérativement s’arrêter dessus). Avec 14, c’est possible en revenant sur ses pas ! Il arrive souvent que l’on ne puisse pas s’arrêter sur la case désirée, il faut donc bien étudier le terrain avant de choisir le dé que l’on va lancer !
Dans ces deux modes il y a la possibilité de recruter un autre personnage et de récupérer son dé spécial en plus d’un bonus lors de nos déplacements. Cette fonction est très intéressante, car elle donne un réel avantage à celui qui possède des alliés et permet ainsi une course dans la course !

Les autres modes de jeux sont vraiment différents de ce que la série nous a proposé jusqu’alors. Le mode Descente en Rafting permet aux quatre joueurs de progresser sur une rivière dans un pneumatique. Il faut avoir de la synchronisation pour ramer ensemble et ne pas se cogner sur les rives et perdre du temps. En effet, le temps est restreint pour descendre la rivière, si le compteur arrive à 0, c’est fini. Heureusement, la rivière est parsemée de ballons qu’il faut éclater en les percutant avec le bateau pour déclencher un mini-jeu. Il faut alors faire le meilleur score dans ces mini-jeux coopératifs afin d’ajouter du temps au minuteur ! Coordination et esprit d’équipe sont importants dans ce mode de jeu ! Mais, ne vous inquiétez pas, si vous préférez la compétition, le mode Bingo devrait vous plaire. Ici, remporter un mini-jeu va vous rapporter un jeton permettant de remplir votre grille, gagner le plus de mini-jeux pour progresser dans votre bingo et empêcher les autres de le faire !
Si vous êtes plus branché musique, la Scène Rythmique est peut-être faite pour vous ! Il vous faudra enchaîner trois mini-jeux de rythme : secouez la manette au bon moment pour marquer des points et avoir le meilleur score !
Enfin, le mode en Ligne vous permet d’affronter des joueurs du monde entier dans des mini-jeux en série.
Le dernier pour la route, un mode « solo », qui vous fait jouer les 80 mini-jeux à la suite sur la Route du Défi : 80 cases à la suite, une case par mini-jeu, chaque mini-jeu débloquant le suivant… Simple mais efficace.

La variété des modes de jeux est donc au rendez-vous et le nombre de mini-jeux plutôt conséquent. Le jeu présente tout de même un très gros défaut : il est vite répétitif. Car 80 mini-jeux c’est bien, mais dans les faits ce n’est pas tout à fait le cas car ils sont classés par type d’affrontement (Chacun pour soi, 1 contre 3, 2 contre 2 ou Coopératifs). Concrètement, dans le mode Coopératif, les mini-jeux « 1 contre 3 » et « coopératifs » ne peuvent pas apparaître, ce qui réduit le nombre au total.
En conclusion, le jeu est plutôt réussi et permet de passer une heure sympathique en famille ou entre amis. C’est tout ce que l’on demande à un Mario Party !

Par Nat

Le grand huit

Octopath Traveler est un jeu exclusif pour la Nintendo Switch développé par Square Enix. Il nous conte le voyage de huit habitants de la contrée d’Osterra, ayant chacun leurs histoires propres. La direction artistique particulière et son concept de « huit héros – huit histoires », permet au jeu de se démarquer des autres. Est-ce une réussite ?

Les choix artistiques d’Octopath Traveler mettent en valeur tous les éléments du jeu. Celui-ci se déroule dans un monde où 2D et 3D se mélangent : la majorité des éléments principaux sont en 2D (personnages, ennemis…) et les décors sont sur plusieurs plans. Un peu comme si le jeu se déroulait dans un livre 3D. De plus, tout est fait de pixels-HD, c’est-à-dire que les décors et personnages sont faits de pixels détaillés. Le monde est plongé dans des jeux de lumières et d’ombres, simplement sublimes, chaque décor de jeu est accompagné d’une musique parfaitement adaptée. Oublions le cliché des musiques des jeux vidéo un peu plates, ici, elles servent parfaitement le jeu et en font même partie intégrante. Associée aux éclairages, l’ambiance dégagée est reposante et nous donne envie d’y retourner, tant on s’y sent bien. Rien que pour ça, le jeu est attirant et l’histoire qu’il nous raconte est tout autant passionnante.
L’histoire est racontée à travers le regard de huit protagonistes principaux. Olberic, guerrier d’un royaume déchu qui cherche à venger son roi ; Primrose, descendante d’une lignée noble, à la recherche des assassins de son père ; Alfyn, apothicaire voulant sauver des vies ; Ophelia, prêtresse cherchant à raviver la Flamme sacrée ; Therion, voleur qui cherche à dérober l’impossible ; Tressa, marchande en quête de trésors ; Cyrus, érudit à la conquête du savoir et H’aanit, chasseuse pistant son maître porté disparu. Chacun d’eux possède des armes et des capacités qui leurs seront utiles aux combats. Elles sont définies par leur classe comme le guerrier, qui utilise l’épée et la lance, ou la chasseuse qui choisit l’arc.
Au début du jeu, il faut choisir avec quel protagoniste nous voulons commencer le voyage. Ce choix est important car il définit le personnage principal de notre aventure, celui qui restera dans le groupe de voyageurs à tout instant et qui devra croiser la route des sept autres. Or, on ne peut voyager qu’en groupe de quatre, ce qui impose obligatoirement une rotation entre les personnages afin de faire progresser leur histoire à tous. Il ne faut pas faire n’importe quoi dans la sélection des héros du groupe : certaines classes fonctionnent mieux ensemble que d’autres ! Il est essentiel de modifier le groupe pour toujours avoir un équilibre et éviter une équipe trop homogène. Pour faire progresser l’histoire des héros, il faut se rendre dans différentes villes en parcourant ce monde moyenâgeux. Au cours de ces explorations, notre chemin croisera celui de nombreux monstres et autres créatures infâmes qu’il faudra terrasser afin de progresser.
Durant les combats, il nous faut être à la fois actif et réfléchi. Chaque action est réalisée durant le tour d’un protagoniste qu’il faut planifier pour éviter d’être mis en péril. En effet, réussir à briser la défense ennemie permet de remporter le combat bien plus facilement. C’est là que l’équilibre du groupe entre en jeu. Car pour briser les défenses ennemies, il faut posséder les armes qui les contrent. Qu’elles soient physiques (épées, dagues, arcs…) ou élémentaires (feu, glace, lumière…), une créature a toujours plusieurs faiblesses qui nous sont inconnues jusqu’à ce qu’on utilise la bonne arme sur lui. Par exemple, une créature de feu sera vulnérable à la glace mais résistante à la lumière. Ce sont des indices qu’il faut repérer pour ne pas gâcher des tours d’action inutilement.
Les alliés ont des points de vie, des PT qui permettent d’utiliser leurs capacités et beaucoup d’autres paramètres tels l’esquive, la vitesse, ou la défense. Paramètres modifiables grâce aux équipements comme les armures, que l’on peut trouver en explorant le monde ou acheter dans les boutiques. Ces paramètres sont importants dans les combats car ils augmentent les possibilités d’action. Avoir plus de PV permet de survivre et d’agir plus longtemps et avoir plus de PT permet d’utiliser plus de capacités spéciales souvent dévastatrices.
Les possibilités d’action augmentent au fur et à mesure que l’on progresse dans le jeu, ce qui permet un renouvellement fréquent des combats. De plus, le bestiaire bien garni d’ennemis permet de varier les stratégies à adopter pour les affronter. La difficulté bien dosée des combats aide à garder le rythme en haleine tout au long de la soixantaine d’heures nécessaires à l’accomplissement des histoires principales.
La quête principale est longue, sans jamais nous désintéresser. L’histoire de chacun est tellement riche et différente que l’on a presque l’impression de jouer à un autre jeu. Les quêtes secondaires existent mais ne sont pas répertoriées dans un quelconque menu, il faut donc les retenir si on veut les faire plus tard. Les interactions entre chaque héros sont représentées par des scénettes facultatives en fonction du groupe et n’ont pas un réel impact sur le déroulement du jeu mais elles donnent de la profondeur aux personnages.
Pour conclure, le jeu est excellent, tant dans sa durée que dans son déroulement, alliant action et repos, c’est une franche réussite.
Une version de démonstration gratuite est disponible sur l’e-shop de la Switch et vous permet de jouer au jeu pendant trois heures, alors qu’attendez-vous ?
Par Nat

Fiche technique de Octopath Traveler
Nintendo Switch
+ Très bonne durée de vie
+ Des histoires prenantes
+ Des combats épiques
+ Des personnages attachants et diversifiés
+ Une bande-son magique

19/20

On t’hyrule dessus !

La version Switch d’Hyrule Warriors est la troisième itération de ce Crossover entre les séries Zelda et Warriors. Sortie d’abord sur Wii U puis sur 3DS, cette version Définitive réunit tout le contenu des deux précédentes versions en une seule. Cette version Ultime en vaut-elle le coup ?

Hyrule Warriors est un jeu de combat et de contrôle de territoires. En effet, le cœur du jeu réside dans l’élimination d’un maximum d’ennemis et dans la capture de forts. Pour se faire, nous contrôlons l’un des 30 personnages iconiques issus de la série The Legend of Zelda, tels que Link, Zelda ou même Ganondorf. Si nos combattants sont accompagnés de soldats contrôlés par la console, ils servent plus de décor qu’autre chose, car c’est à nous de faire tout le boulot ! Si le choix des héros est limité au début de chaque bataille dans le mode Histoire, il est possible dans les autres modes de jeu, ou pour un second joueur, de choisir n’importe quel autre mode. Cela fait plaisir de voir tous les personnages emblématiques de The Legend of Zelda enfin réunis ! Leurs attaques principales et spéciales qui leurs sont propres, nous donnent envie de tous les tester. Ces techniques de combat se différencient à l’écran par des attaques, plus ou moins proches, lentes ou puissantes. Petit bémol, les commandes sur les manettes sont identiques à chaque personnage, ce qui peut devenir lassant. Il est tout de même défoulant de pouvoir s’acharner sur notre manette pour envoyer valdinguer une multitude d’ennemis en quelques coups d’épée ou de magie noire. Le jeu trouve toute sa force dans les combats qui deviennent plus épiques et techniques lorsqu’il faut s’attaquer aux boss envoyés de manière régulière par les troupes ennemies. Une fois de plus, nous sommes ravis de retrouver nos boss préférés ensembles.

L’intérêt du jeu est aussi l’histoire qu’il raconte, originale plus dans sa forme que dans son fond. Elle regroupe plusieurs mondes de la série Zelda en un seul. Tout fan a voulu voir cela un jour ! Pour venir à bout de cette quête intrigante et prenante, il faut compter une quinzaine d’heures grâce à quelques surprises scénaristiques. Il faut cependant compter au moins le double pour finir tout le jeu. En effet, après avoir fini le mode Histoire, il est possible de le refaire avec une difficulté extrême et quelques nouveaux secrets à débloquer dans chacun des niveaux. Ce n’est pas tout, les autres modes de jeux nous proposent une expérience de jeu un peu différente, tant dans le Gameplay que dans l’objectif à réaliser.

Le mode Aventure nous permet de parcourir des cartes (chacune inspirée d’un jeu particulier de la série) et, comme dans le mode Histoire, d’affronter des ennemis pour prendre leur forts. Seulement, il est ici nécessaire de récupérer des fées prisonnières de certains forts ennemis. Elles vous serviront à capturer d’autres forts protégés par de la magie. Sans elles, la tâche est beaucoup plus compliquée car on y subit des dégâts. Une fois l’une des missions accomplie, on récupère de nombreux trésors, permettant d’augmenter notre nombre de vies, la force de nos armes, ainsi que des costumes de Héros. On peut même y débloquer de nouveaux personnages ! Chaque carte contient plus de 110 courts niveaux, et les cartes sont au nombre de neuf, à la difficulté croissante, autant dire qu’il y a de quoi faire !

Le mode Défis nous permet de réaliser de nombreux challenges, regroupés en trois catégories distinctes. D’abord les Défis Standard, où il est nécessaire de réaliser un objectif défini (tuer un nombre d’ennemis dans un temps imparti par exemple). Puis, les Défis des Boss, où il faut éliminer des ennemis en étant chronométré et en permanence submergé par des boss sur le champ de bataille ; la tâche est ardue. Enfin, le Défi Ganon, qui nous permet de contrôler l’emblématique Ganon. L’angle de la caméra doit même passer en mode « vue du dessus » tellement Ganon est imposant, mais attention, il n’en reste pas moins vulnérable. Evitons donc de charger les ennemis sans stratégie. Ce dernier Défi est pour moi le plus original bien qu’il soit vite répétitif comme l’ensemble du jeu.

Comme nous sommes sur Nintendo Switch, il y a de nombreuses manières de jouer. Que ce soit seul ou à deux, il est possible de jouer sur la télé comme sur l’écran de la console. Il faut souligner qu’il n’est possible de jouer en écran splitté qu’à l’horizontal, rendant la lisibilité du jeu difficile. Cet inconvénient est compensé par le plaisir de jouer à deux. Par contre, ne songez pas à jouer à deux en mode portable, on ne voit pratiquement rien !
Côté musiques et graphismes, le jeu s’en sort très bien, notamment grâce aux remix des grands classiques de la série en version « Rock ».

Par Nat

Jeux vidéo : Appuie sur le champignon !

La Nintendo Switch est la dernière console de Nintendo, célèbre constructeur dans le milieu du jeu vidéo. Dans cet article, je vais vous donner mon avis sur la console afin que vous ayez une idée de ce qu’elle a dans le ventre. Serait-ce le parfait cadeau pour les fêtes de Noël ?

La console qui vous suit… partout ! Son nom vient du mot anglais switch, qui signifie changer. Il lui correspond parfaitement puisque son concept réside dans le fait d’être à la fois une console de salon et une console portable. Ce qui fait que l’on peut changer son mode de jeu en fonction de la situation…
La console prend la forme d’une “tablette”, relativement épaisse et d’un écran HD 720 pixels de 6,2 pouces. Autant dire que la définition vidéo est très bonne pour la taille de l’écran. Branchée à la télé, via un socle prévu à cet effet, la console permet d’afficher une résolution de 1080 pixels/60 images par seconde, ce qui est très bien.
Trêve de capacités techniques, l’écran tactile ne suffit pas pour jouer à lui seul. Comme toute console qui se respecte, la Switch possède des manettes pour y jouer. Oui, des manettes : la Switch est livrée avec deux petites manettes que l’on peut accoler à la tablette de part et d’autre pour jouer en “mode portable” afin de jouer partout ; ou de les réunir en une seule pour former une manette plus classique, pour le mode “télé”. Dans les deux cas, elles peuvent être indépendantes l’une de l’autre, afin de jouer à deux joueurs, une configuration parfaite pour de courtes sessions à plusieurs ! Le seul bémol provient de la petite taille des manettes rendant la manipulation pas très confortable.
Si le concept de jouer n’importe où m’a convaincu, ses jeux ont confirmé ma position…

Pour les jeux, c’est carton plein ! La console propose de nombreux et excellents jeux, une performance remarquable pour une console qui a moins d’un an.

The Legend of Zelda : Breath of the Wild

Le meilleur jeu de tous les temps ?
La critique est unanime et je suis du même avis. Après plus de 180 h de jeu, je ne m’en lasse pas ! Ce jeu est une pure tuerie et doit absolument être testé ! Incarnez Link dans le vaste monde en ruine d’Hyrule, faites face à une multitude de défis : monstres, boss, quêtes et sanctuaires (des épreuves courtes qui récompenseront votre réflexion et vos techniques de combats). Des graphismes variés et agréables, une ambiance sonore reposante et adaptée à ce monde dévasté. Pour moi, c’est le meilleur jeu de tous les temps et seul son successeur sera capable de le détrôner. Un indispensable pour tous les joueurs. 1 joueur. Note : 20/20.

Super Mario Odyssey

Jump Up, Superstar ! Qu’est-ce qu’une console Nintendo sans Mario ? Vous cherchez ? N’allez pas plus loin, il n’y en a pas ! C’est Super Mario Odyssey, épisode le plus récent des épisodes 3D de la série qui ouvre le bal des jeux “Mario” sur Switch. Sorti en octobre dernier, Super Mario Odyssey vous propose dans des mondes variés et colorés de récupérer un nombre incroyable de Lunes. Pour y parvenir, il ne vous suffit pas de sauter de plateforme en plateforme comme à l’accoutumé mais également d’utiliser votre environnement, en contrôlant les ennemis, par exemple. Si Super Mario Odyssey ne révolutionne pas la série, il reste incontournable. 1 à 2 joueurs. Note : 19/20.

Mario Kart 8 Deluxe

L’indispensable des jeux de soirées… Deuxième jeu “Mario” de la Switch, qui ne déroge pas à la règle : “un Mario Kart pour chaque console Nintendo”. Ici, est un jeu qui domine en tous points les précédents opus. D’excellents graphismes, nets et hauts en couleurs, un nombre faramineux de circuits (48), de personnages (41 et un nombre infini de Mii) et d’objets. Avec le retour des doubles boîtes à objets, du mode bataille le plus abouti et un mode en ligne très bien réalisé, Mario Kart 8 Deluxe porte bien son nom ! Le plaisir est à son comble à 4 joueurs, c’est sans conteste le meilleur jeu de la célèbre série ! 1 à 4 joueurs. Note : 19/20.

Mario + The Lapins Crétins : Kingdom Battle

Le troisième Mario de la Switch.
Un jeu Mario développé par Ubisoft, mélangeant l’univers du Royaume Champignon à celui des Lapins Crétins ? Voilà, c’est fait ! Ce jeu de combat/stratégie au tour par tour sorti cet été propose des challenges corsés, inhabituels et variés à travers 4 mondes du Royaume Champignon. Ce jeu est une vraie surprise avec notamment un système de combat très intéressant. La durée relativement courte de chaque combat permet parfaitement de jouer en mode portable. Un très bon jeu pour de courtes sessions de temps en temps. 1 à 2 joueurs. Note 17/20.

Splatoon 2

Combats de Calamars à coups de peinture ! Un jeu de combat en ligne, proposant une campagne solo et un concept innovant : le but n’est pas de tuer vos ennemis, mais de recouvrir de peinture – à l’aide de différentes armes – la plus grande surface de terrain possible. Il est bien sûr nécessaire de se débarrasser de ses ennemis afin de pouvoir accomplir cette “tâche” ! Intense, amusant et innovant, Splatoon 2 comprend de nombreuses armes et cartes de jeu, complétées par des mises à jour gratuites apportant du nouveau contenu.  Note : très bon.

The Elder Scrolls V : Skyrim

Le jeu de 2011 qui reprend un souffle… Si vous êtes un peu branché jeu vidéo, vous avez forcément entendu parler de Skyrim (sorti en 2011 sur PC et à peu près sur toutes les autres consoles). Le jeu est excellent et si vous rêvez d’y jouer, l’occasion est parfaite. En effet, le plus de cette version est le fait de pouvoir l’emmener partout. Jouer à un excellent jeu tel que Skyrim dans une voiture ou un train, c’est royal !  Note : très bon.

Et toujours plus en 2018…

Xenoblade Chronicles 2
Un RPG (en français, jeu de rôle) qui s’annonce de qualité. Il vient de sortir (1er décembre) et sans avoir encore pu le tester, je peux affirmer que ce jeu va être excellent ! Un RPG dans un monde ouvert qui a l’air magnifique, une histoire intéressante et gorgée de mystères et de secrets : Xenoblade Chronicles 2 va probablement réunir tous les bons aspects et corriger les défauts des précédents opus.
Metroid Prime 4, Kirby et Yoshi sont les nouveaux jeux de leurs licences respectives. Si c’est Metroid Prime 4 qui se fait le plus attendre, nul doute que les deux autres seront de qualité. Mais ce n’est pas tout : on peut être sûr que Nintendo nous réserve des surprises pour l’année prochaine à commencer par la prolongation des aventures de Link, de Mario, des Lapins Crétins et même de Xenoblade Chronicles 2. Vous l’avez conclu par vous-mêmes, la Nintendo Switch est un excellent cadeau pour Noël…
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Par Nat